SCÈNE VI
MADAME LÉPINOIS, OLIVIER, THÉRÈSE, JONSAG.
MADAME LÉPINOIS.
En vérité, M. Lépinois devient foui
THÉRÈSE, entrant suivie d'Olivier et de Jonsac.
Le bal est déjà commencé!... cette maudite couturière nous met toujours en retard... Ahl bonjour, maman.
MADAME LÉPINOIS, l'embrassant.
Ma fille 1...
OLIVIER
Belle-maman...
JONSAC, la saluant.
MADAME LÉPINOIS, à Thérèse.
Mais que de viens- tu?... Je suis allée dix fois chez toi sans te rencontrer...
THÉRÈSE
Ce que je deviens?... je n'en sais rien moi-môme... je ne rentre chez moi que pour changer de toilette.
MADAME LÉPINOIS.
Combien donc en fais-tu par jour?.»,
THÉRÈSE
Je ne les compte pas... je ne m'appartiens plus... j'appartiens à mes robes; le jour, ce sont les emplettes, les visites, le Bois, les courses...
*i6 UN MARI QUI LANCfi SA FEMME.
MADAME LÉPINOI£
Eh bien... et ton ménage?
THÉRÈSE
Le soir, les concerts, les bals, les théâtres... On a à peine le temps de mettre ses gants...
MADAME LÉPINOIS.
Mais ton ménage?
THÉRÈSE
Il est toujours à la même place...
OLIYIER.
Il garde la maison... Quant à nous...
Nous ne savons jamais le matin ce que nous terons le soir... ainsi, aujourd'hui, nous sommes allés aux courses de la Marche...
MADAME LÉPINOIS.
A Chantilly?
OLIVIER
Mais non... on vous dit les courses de la Marche 1...
THÉRÈSE
Un coup d'oeil charmant; j'ai vu un monsieur so fouler le poignet.
MADAME LÉPINOIS, eflfrayée.
Ah! mon Dieul...
THÉRÈSE
C'est un détail 1... mais j'ai gagné vingt-cinq louis...
MADAME LÉPINOIS.
A quoi faire ?