SCÈNE XIÏI
LE MARCHAND DE GOGO, DOUGHINKA, LÉPINOIS, puis MADAME LÉPINOIS.
DOUGHINKA, entrant vivement.
Ce vieux monsieur est insupportsible... il me suit partout .. enfin, je crois que j'ai réussi à le perdre.. (Lépinoia paraît.) Ah ! le voilà 1
440 UN MARI QUI LANCE SA FEMMk.
LÉPINOIS.
Charmante princesse, je tremblais de vous avoir perdue...
DOUCHINKA.
A la fin, monsieur, que me voulez-vous ?
LÉPINOIS, passionné.
Mais vous voir... vous parler... j'ai tant de cho?es à vous dire.
DOUCHINKA.
Si vous continuez à me persécuter... je le dis à votre femme.
Oh ! vous ne ferez pas cela, méchante !
DOUCHINKA, apercevant le marchand de coco.
Donnez-moi à boire... il fait une chaleur... (Le marchand
de coco lui oflfre un verre qu'elle boit. — A part.) G'cst du cliqUOt. LÉPINOIS, au marchand.
A moi aussi I (Prenant le verre des mains de Douchinka.) Non !
dans le même verre I dans le même verre I (Apercevant madame Lépinois qui parait au fond à droite.) Oh ! ma femme !
DOUCHINKA.
C'est ce que je demande! (a madame Lépinois.) Madame, tardez votre mari... il me fait la cour !
Elle sort vivement