SCÈNE XV
GRANDGICOURT, LAURE, puis ROBERT.
GRANDGICOURT, à Laure.
Voyons... voyons... ne vous désolez pas...
LAURE
Ah ! monsieur, c'est affreux ! vous m'avez fait jouer an X. 25.
442 UiN MARI QUI LANCE SA FEMME.
baccarat... je ne savais pas ce ce que c'était... et j'aiperdu yingt-cinq louis... Une demoiselle I
Consolez-vous... puisque je les ai payés pour vous...
LAURE
Mais je vous les dois... J'ai des dettes, à mon âge ! que dira maman ?
Elle pleure.
GRANDGICOURT, à part
Elle est encore plus gentille quand elle pleure 1 (Haut). Pleurez toujours... mais ne vous faites pas de chagrin 1
LAURE, pleurant.
Si vous croyez que c'est agréable d'avoir des créanciers !
GRANDGICOURT.
Soyez tranquille I... nous ne vous enverrons pas d'huissier... je suis trop heureux... parce que, si je pouvais vous dire... (Avec éiaa.) Mademoiselle, le premier jour où je vous vis...
ROBERT, qui est entré, tousse' fortement.
Hum ! hum !
GRANDGICOURT, à part.
Encore cet animal-là!... (Haut.) Tenez, mademoiselle, passons par ici.
ROBERT, le retenant.
Pardon I j'aurais un mot à vous dire...
GRANDGICOURT.
Plus tard... je suis en affaires.
ROBERT
Non... tout de suite... (a Laure.) Mademoiselle, votre
mère vous cherche,