ACTE TROISIÈME. i
JOSEPH
Je vais voir, madame, (a part.) Queiio ngure ébouriffée!
Il sort par la gauche,
Ah çàl de quoi s'agit-il?... me diras-tu pourquoi tu nous amènes ici dès l'aurore ?
MADAME LÉPINOIS.
Huit heures... vous appelez ça l'aurore?... mais cela ne m'étonne pas. (Bas, à son mari.) La débauche se lève tard 1
LÉPINOIS, à part.
Elle me garde rancune... (Haut.) Mais enfin pourquoi cette visite matinale à nos enfants qui dorment ?
MADAME LÉPINOIS, bas.
Chutl tout à l'heure... pas devant Laure.
LAURE, à part.
Je n'ai pas encore osé avouer à maman la perte de mes vingt-cinq louis... et les dettes de jeu se payent dans les vingt-quatre heures I
MADAME LÉPINOIS.
Laure... est-ce que tu ne vas pas dire bonjour à t3 sœur ?
LÂ.URE) d'un ton très-doux.
Je veux bien, maman... je ferai tout ce qui te fera plaisir... et à papa aussi...
LÉPINOIS, à part.
Quel charmant caractère !
LAURE, à part.
C'est pour les préparer.
MADAME LÉPINOIS.
Va, mon enfant.
LAURE
Oui, maman... mais, auparavant, j'aurais quelque chose à te confier.
e MADAME LÉPINOIS.
Plus tard, mon enfant, va retrouver ta sœur.
LAURE
Oui, maman.
LÉPINOIS.
Va retrouver ta sœur.
LAURE
Oui, papal (a part.) Il faudra pourtant bien leur dire...
Elle entre à gauche.