‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 2)Chapitre 39 sur 327 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

HERNANDEZ, puis LOISA, puis MARTIN.

HERNANDEZ, seul.

Nous disons la clef de son nécessaire, (ii se dirige vers la

whambre oh est entrée Loïsa et ouvre la porte.) Gousinc ! LOÏSA, à l'intérieur, poussant un cri.

Ah!-.. On n'entre pas!

flERNANDEZ, refermant vivement la porte, revenant en scène, très»

agité.

Elle s'habille 1 Caramba! Démonio! Valgame Dios!

Qu'elle est belle, éblouissante!... De l'air! de rairl.>. (n ouvre la fenêtre.) Ah! j'ai du feu dans les veiaes! J'étouffe! j'étouffe! (il 6te son habit et son gilet.) Je me sens mieux!

LOÏSA, ouvrant sa porte.

Vous voulez me parler? (Elle l'aperçoit, pousse un cri et reerme vivement la porte.) Ah!

HERNÀNDEZ.

Car aï! un peu plus, elle voyait mon tatouage!...

MARTIN, rentrant par le fond et l'apercevant en manches d^

chemise.

Qu'est-ce que tu fais là?... Tu te déshabilles?

HERNANDEZ

J'av6ds un peu chaud, je prenais le frais.

MARTIN, à part.

Drôle de peuple! (Haut.) On va apporter le tilleul et le laudanum.

VOIX d'aGÉNOR, dans sa chambre, adroite.

Ferdinand! Ferdinand!

MARTIN

C'est Agénor... Je t'en prie... ne le contredis pas... tu ie contredis toujours.

HERNANDEZ, remettant son habit et son i^ilet.

Il m'agace!

Il passe à gauche.

Parbleu! moi aussi! il m'agace!... Mais, puisqu'il est condamné... un peu de patience!... couvrons le précipice de roses, donnons-lui son poulet.

Il va au-devant d' Agénor,

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