SCÈNE IL
JEAN, puis MONNKRVILLE, puis VERDINET.
JEAN, seul.
Midil... la diligence de Tarbes doit être arrivée.
Monnerville antre par le fond à droite, suivi d'un commissionnairr qui porte sa malle et son sac de nuit.
MONNERVILLE.
Garçon !
JEAN
Un baigneur!.. Monsieur désire une chambre?
MONNERVILLE.
Mieux que cela, mon ami. . . un appartement.
JEAN, désignant une porte à droite.
Nous avons le numéro 7... Il commurique avec le 8 et le 9... Deux chambres et un salon.
MONNERVILLE.
Très-bien.
JEAN
Un salon superbe, avec un portrait du patron peint par U. Jules... lui-même
i30 J'AI COMPROMIS MA FEMME,
MONNERTILLE.
M. Jules?... Qu'est-ce que c'est que ça?
JEAN
C'est un peintre de Bagnères, qui nous devait cinquant«
francs.
MONNERTILLE, riaat.
Ah! je comprends! (au commissionnaire, lui indiquant b
droite.) Par ici!
Il entre à la suite do commissioniaire.
FERDINET, parait au fond à gauche, portant ua sac de nuit et un paquet enveloppé dans du papier, quUl tient soigneusement du bout des doigts.
Garçon !
JEAN
Monsieur! (a part.) Encore un baigneur?
YERDINET.
OÙ est ma femme?
JEAN
Votre femme, monsieur?... Je ne la connais pas... Comment est-elle ?
YERDINET.
Elle est... très-joliel
JEAN
Dans notre établissement, ces dames le sont toutes.
YERDINET.
Je te demande madame Verdinet .. Henriette VerdinetI
JEAN
Nous n'avons personne de ce nom-là.
bCENE DEUXIEME. 131
YERDINET.
iUi!... Au fait, c'est juste... Alors, où est ma tante '^
JEA.N.
Quelle tante?
YEKDIWKT.
Madame Désaubrais 1
JEAN
Madame Désaubraisl... Ah! oui, monsieur... elle esî ici... avec sa nièce... une charmante demoiselle.
VKRDINET.
Eh bien, celte demoiselle-là, c'est ma femme !
JEAN
Ah bahl... Alors, vous êtes son mari?
YERDINET.
Naturellement... Où sont ces dames?
JEAN
Elles viennent de sortir pour aUer à la poste, (indiquanî la gauche.) Voicl leur appartement.
YERDINET.
C'est bien; je les attendrai... Ont-elles déjeuné?
JEAN
Non, monsieur, pas encore.
YERDINET.
Tu mettras un couvert de plus.
JEAN
Si monsieur veut me donner son sac de nuit.
Il Id prend, et veut s'emparer de l'autre paquet.. YERDINET.
Non, [as ça, c'est sacré!
Jfean entre à gaach* «vec Id sao de niitr