‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 1 sur 348 · MAJORIN, UN EMPLOYÉ DU CHEMIN DE FER · texte numérisé non relu

MAJORIN, UN EMPLOYÉ DU CHEMIN DE FER

Voyageurs, Commissionnaires.

MAJORIN, 86 promenant avec impatience.

Ce Perrichon n'arrive pasi Voilà une heure que je i

tends... C'est pourtant bien aujourd'hui qu'il doit partir

pour la Suisse avec sa femme et sa fille... (Avec amertume.)

Des carrossiers qui vont en Suisse! des carrossiers qui

>nt quarante mille livres de rente! des carrossiers qui

at voiture! Quel siècle! Tandis que, moi, je gagne deu^:

miiie quatre cents francs... un employé laborieux, intelligent toujours courbé sur son bureau... Aujourd'hui, j'ai demandé un congé... j'ai dit que j'étais de garde... Il faut absolument que je voie Pemchon avant son départ... ;e veux le prier de m'avancer mon trimestre... six cents francs 1 11 va prendre son air protecteur... faire l'important!... un carrossier I ça fait pitié 1 II n'arrive toujomv^ pasi on dirait qu'il le fait exprès! (s'adressant à un facteor

qui passe suivi de voyageurs.) MonsicUT, à quelle heUTC par!

le train direct pour Lyon ?...

LE FACTEUR, brasquement.

Uemandez à l'employé.

D son par la ^aucb»

MAJORIN

Merci... manant! (S'adressant à remployé qui est prè.*» du gat'

ehet.) Monsieur, à quelle heure part le train direct pour Lyon?...

l'employé, brasqaeraent

Ça ne me regarde pas ! voyez l'affiche.

Il désigne une aftiohe & la cantonade A g'auchc. MAJOBIN.

.Mi^rci... (a part.) Ils sont polis dans ces administration? I Si jamais tu viens à mon bureau, toi!... Voyons l'ai- Sche...

D sort par la gaucâ«.

Page 1