‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 122 sur 348 · SCÈNE niX-NKUYIÊME · texte numérisé non relu

SCÈNE niX-NKUYIÊME

P0ITRIH1.S, à Blanche.

Ah! mademoiselle! que je suis heureux I Je vaig tout de suite louer la petite maison d'Étampes.

BLANCHE

Quelle maison?

CÀBOUSSAT, tristement.

Celle que tu Tas habiter avec ton mari.

BLANCHE, à part.

Àhl pauvre pèrei et ses discours! (Haut, à Poitrina».) Monsieur Poitrinas, il y a une condition dont mon père a oubUé de vous parler,

POITHIRAS.

Laquelle, mademoiselle?

BLANCHE

A aucun prix et sous aucun prétexte, je ne consentirai & quitter Arpajon.

CABOUSSâT, bas, serrant la main de sa fille.

Ahl chère petite!

POITRINAS.

Je le comprends... c'est une ville si riche au point de vue archéologique... Ce ne sera pas un obstacle... nous vous demandons seulement de venir passer deux mois par an à Étampes.

BLANCHE., regardant son père.

C'est que... deux mois...

CABOUSSAT, bas, à sa fllle.

Accepte, je m'arrangerai, (a part.) J'ai un moyen, je me couperai... (Haut.) C'est convenu.

POITRINAS, à Blanche.

Que vous «tes bonne d'avoir bien voulu passer pardessus le défaut d'Edmond!

BLANCHE

Mais quel défaut?

POITHTÎTAS, à Gaboussat.

Comment 1 vous n'avez donc pas dit?

Non!... le courage m'a manqué... dites-le, vous! (a part, comme ça nous jdlons le connaître.

POITRINAS, à Blanche.

Mon fils est un bon jeune homme, affectueux, rangé jamais de liqueurs, excepté dans son café...

CABOUSSAT.

Le gloria!

POlTRIIfAS.

Mais il n'a jamais pu faire accorder les participes.

CABOUSSAT.

Ce n'est que cela! mais nous ne sommes pas des par ticipes... pourvu que nous nous accordions.

BLANCHE

D'ailleurs il suffira de quelques leçons... mon père connaît quelqu'un qui s'en chargera.

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