‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 13 sur 348 · ACTE PREMIER. M · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. M

PERRICHON

J'ai mes billetsl... vite! à mes bagages I Quel métier que d'aller à Lyon !

Il sort en coarant.

LE COMMANDANT

Tu m'as bien compris?

JOSEPH

Sauf votre respect, mon commandant, c'est bien inutil<: de partir.

LE COMMANDANT

Pourquoi?...

JOSEPH

Parce qu'à son retour, mon commandant reprendra mademoiselle Anita.

LE COMMANDANT

Ohl

JOSEPH

Alors, autant vaudrait ne pas la quitter; les raccommodements coûtent toujours quelque chose à mon commandant.

LE COMMANDANT

Ah! cette fois, c'est sérieux! Anita s'est rendue indigne de mon affection et des bontés que j'ai pour elle.

JOSEPH

On peut dire qu'elle vous ruine, mon commandant. J\ est encore venu un huissier ce matin... et les huissiers, c'est comme les vers... quand ça commence à se metlre quelque part...

LE COMMANDANT

A mon retour, j'arrangerai toutes mes affaires... adieu.

JOSEPH

Adieu, mon commandaDt,

LE COMMAICDANT, s'approche du guichet et revient

Ah! tu m'écriras à Genève, poste restante... Tu me donneras des nouvelles de ta santé...

JOSEPH, flatté.

Mon commandant est bien bon I

LE COMMANDANT

Et puis tu me diras si l'on a eu du chagrin eu aj.^.i nant mon départ... si l'on a pleuré...

JOSEPH

Qui ça, mon commandant?...

LE COMMANDANT

Eh parbleu! elle! Anita!

JOSEPH

Vous la reprendrez, mon commandante

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