ACTE PREMIER. M
PERRICHON
J'ai mes billetsl... vite! à mes bagages I Quel métier que d'aller à Lyon !
Il sort en coarant.
LE COMMANDANT
Tu m'as bien compris?
JOSEPH
Sauf votre respect, mon commandant, c'est bien inutil<: de partir.
LE COMMANDANT
Pourquoi?...
JOSEPH
Parce qu'à son retour, mon commandant reprendra mademoiselle Anita.
LE COMMANDANT
Ohl
JOSEPH
Alors, autant vaudrait ne pas la quitter; les raccommodements coûtent toujours quelque chose à mon commandant.
LE COMMANDANT
Ah! cette fois, c'est sérieux! Anita s'est rendue indigne de mon affection et des bontés que j'ai pour elle.
JOSEPH
On peut dire qu'elle vous ruine, mon commandant. J\ est encore venu un huissier ce matin... et les huissiers, c'est comme les vers... quand ça commence à se metlre quelque part...
LE COMMANDANT
A mon retour, j'arrangerai toutes mes affaires... adieu.
JOSEPH
Adieu, mon commandaDt,
LE COMMAICDANT, s'approche du guichet et revient
Ah! tu m'écriras à Genève, poste restante... Tu me donneras des nouvelles de ta santé...
JOSEPH, flatté.
Mon commandant est bien bon I
LE COMMANDANT
Et puis tu me diras si l'on a eu du chagrin eu aj.^.i nant mon départ... si l'on a pleuré...
JOSEPH
Qui ça, mon commandant?...
LE COMMANDANT
Eh parbleu! elle! Anita!
JOSEPH
Vous la reprendrez, mon commandante