‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 130 sur 348 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LANDINET, HENRIETTE, LÉONCE, MIZABRAN

BLANDINEÏ.

Entrez donc, monsieur Mizabran... entrez 1

MIZÀBRâH, accent allemand.

Oh! pardon... je dérange monsieur et madame, je reviendrai...

BLÀHDINET.

Non! restez 1 je prends mon café et je suis à vous... Tenez, asseyez-vous.

MIZÀBRÀIf, regardant i sa gauche et oe voyant pat d« siège, po8« ■on chapeau à terre.

Oh! je ne suis pas fatigué...

BLANDINET.

Eh bien, quoi de nouveau ? Vos affaires reprennent-elle« un peu?

MIZA.BRAN, tirant sa mesure de sa poche.

Ohl oh! mes affaires...

Il se met à genoux i cdté de Blandinet et lui prend mesure. BLÀ.NDINET, sans le voir.

Je me suis pourtant laissé dire... (L'apercertnt.) Eh bien, que faites- vous donc ?

MIZA.BRAK.

i'ai pensé qu'à l'occasion du terme...

D se relèv*

ACTB PREMIER. ISi

HENRIETTE, bas, à Blandinel.

Toujours la même chanson 1

LÉONCE, bas.

Soixante et unième couplet I

BLAWDINET, bas.

je vais lui parler... ça devient un abus! (Haut, sa lavant,) Monsieur Mizabran, j'espère que vous ne prendrez pas en mauvaise part ce que je vais vous dire... mais je vous

avoue... qu'aujourd'hui... (Regardant Henriette et élevant la

voix.) j'espérais un peu d'argent...

MIZAURAR.

Croyez que...

BLÂ.NDINET, baissant la voix-

Pas toutl... mais un peu,..

MIZABRAN.

Ce n'est pas ma faute, monsieur Blandmet... et certainement, si je le pouvais... car, je le disais encore ce matin à ma femme : « 11 n'y a pas de plus grand bonheur que de payer son terme ! »

BLANDINET.

Très-bien... ces sentiments vous honorent...

MIZABRAN.

Mais la chaussure ne va pas... c'est la guerre d'Amérique qui en est cause... Je n'y peux rien, moil

BLANDINET, à sa femme et à son ûis, en se rassejant à tabio.

Le fait est qu'il n'y peut rien...

MIZABRAN.

Sans compter que ma fem-me est malade et que mon petit dernier a la coqueluche... Il tousse à fendre vo? plafonds...

in LES PETITS OISEAUX.

Ah ça! mais...

UIZ.VBRAN, vivemeat

Mais on y prend garde...

BLANDINET.

Je vous en lemercie..

MIZABRAN.

Même que nous ne pouvons pas faire de feu dans la chambre.

BLANDINET.

Pourquoi?

MIZABRAN.

Ça fume à vous manger les yeux...

BLANDINET.

C'est la suie... Avez-vous fait ramoner?

MIZABRAN,

Ohl monsieur... deux fois par an ï...

BLANDINET.

Alors, c'est la cheminée...

MIZABRAN.

Probablement... et si c'était un effet de votre bonté d^ nous faire poser une petite trappe et une petite ventouse...

BLANDINET, à Henriette.

Le fait est que... (Henriette lui fait un signe. Se récriant.^ Ah '

permettez 1 vous me demandez des réparations...

MIZABRAN. ,

Moi, monsieur? je ne demande rien... Monsieur est iwt juste pour qu'on lui demande quelque chose... Si monsieur l'exige... non? continuerons à ne pas allumer de feu...

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