‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 150 sur 348 · LA.URB · texte numérisé non relu

LA.URB

Oui... Continuez à croire le bien... continuez à le faire... Soyez du côté de ceux qu'on attrape... c'est le bon, quoi qu'on en dise...

BLAHDINET.

A la bonne heure 1

LÂURE.

Que vous importe la reconnaissance?... le bienfait n'est pas un placement.,.

BLANDINET.

Parbleu! (a part.) Je suis fâché que François soit parti...

LAURE

Tenez, moi., je nourris tous les petits oiseaux de mon quartier.

BLANDINET.

Vraiment?

LAURE

Oui... je leur jette du pain tous les matins sur mon balcon. . . L'hiver, j'écarte avec soin la neige pour les préserver du froid... l'été, je dispose des arbustes qui les protègent contre le soleil... Eh bien, vous croyez qu'ils m'en savent gré?... du toutl... dès que j'ouvre ma fenêtre, les ingrats s'envolent... quelques- ims même me donnent des coups de bec...

BLANDINET, révolté.

Ahl

LAURE

Mais je ne leur demande pas de reconnaissance... ils ne m'en doivent pas... ce sont des créatures de Dieu qui ont faim, et je suis trop hem^euse de pouvoir les nourrir... Vous avez vos petits oiseaux... chacun a les siens... II. 13

BLàNDINET.

OfaI cher petit ange!... que je t'embrasse encore!

n l'embrasse et s'ea^iuie las j«az.

FRANÇOIS, entrant. — A part.

Le voilà qui pleure à présent! (Toussant tr^s-fort.) Hum!

LAURE, le voyant.

Ohl... adieu, monsieur Blandinet!... continuez à aimer les petits oiseaux... continuez 1 continuez!

Elk aort à gancke.

Page 1