ACTE DEUXIExME
BLANDINETy paraUsaot au fond; il est très-p&le et trèa-agité, fl tient an manchua à la main.
Enfin 1 vous voilà, madame.
HENRIETTE, l'apercevant.
Ah! mon Dieu... qu'as- tu donc, mon ami?
BLANDINET.
I . J'arrive de l'établissement de bains, madame... et l'on l'a répondu que vous l'aviez quitté depuis deux heures.
HENRIETTE, étonnée
Sans doute...
BLANDINET.
Qu'avez-vous fait de ces deux heures?
HENRIETTE
Mais je suis rentrée...
BLANDINET.
Où?
HENRIETTE
Ici!
BLANDINET.
Je ne vous y ai pas vue 1
HENRIETTE
J'étais dans ma chambre... Tenez, j'ourlais vos cravates.
BLANDINET.
Âh! je la connais, celle-là!
HENRIETTE
Plaît-n?
BLANDINET.
Prenez votre manchon... votre compUce...
HENRIETTE
Comment ?
Elle porte le manchon sar la chaise à gauch« où sa troov* ], chaussure.
BLANDINET.
Ohl je vois clair maintenant : ces sorties fréquentes c prolongées... ces bains d'une longueur mvraisemblable. .
HENRIETTE
Que voulez-vous dire?
BLANDINET.
Madame, vous avez une intrigue... il est impossible qu* vous n'ayez pas une intrigue.
HENItlETTE.
Ah çàl deviens-tu fou?
Raisonnons! Êtes-vous jeune? oui... êtes- vous jolie oui., êtes-vous coquette? oui.
HENRIETTE
Non!
BLANDINET.
Toutes les femmes le sont!... et vous voulez me fair croire que, depuis six ans que nous sommes mariés, on vous a jamais fait la cour?... Allons donci ce serait honteux I
HENRIETTE
Cest pourtant la vérité...
BLANDINET.
Donnez-moi votre parole d'honneur
HENRIETTE, se trooblant.
Mais...