‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 185 sur 348 · ACTE TROISlExME · texte numérisé non relu

ACTE TROISlExME

FRANÇOIS

Pour quoi faire? pour manger des dindes truffées?

TIBURCB.

Je ne crois pas...

FRANÇOIS, g'assoyant près de la tabl».

Parle. . . après, je le jugerai!

TIBURCE

On m'indiqua un marchand de meubles... un brave et digne homme... qui m'offrit de me prêter cette somme... sans intérêt.

FRANÇOIS, étonné.

Ah I c'est bien !

TIBURCE-

Attendez... il n'y mit q[u'une condition... c'est que je lui achèterais trois commodes... qui le gênaient dans son magasin...

FRANÇOIS

Il n'y a rien à dire... c'est du conunerce...

TIBURCE

Ce brave homme me fit souscrke une lettre de change le quatre mille francs!

FRAHÇOIâ.

Tu m'as dit de deux mille...

Oui... mais les commodes...

FRANÇOIS

Oeux mille francs l... trois commodes l...

TIBUBCE.

Les commodei sont très-chères à Paris... quand on n'en

a pas besoin.

FRANÇOIS

Ah !

TIBLHCE.

L'échéance arriva... je ne payai pas...

FRANÇOIS

Il fallait m'écrire!

TIBURCE

C'est ce que je fis... Vous me r 'jpondites : « Je la connais, celle-là... A toi de tout cœur. »

FRANÇOIS, après an mouvement de regret et d'une voix mal

assurée.

Après?

TIBUBCE.

Le marchand de meubles devenait intraitable... lorsque je fis la connaissance d'un marchand de châles... un homme très-rond... il me compta tout de suite mes quatre mille francs sans intérêt...

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