ACTE TROISIEiME
BLANDINET, à part.
Si je l'avais su!
AUBERTIN
Mais, vois-tu, Blandinet... non, Edmond! (ils se serract !a main.) mon vieil Edmond!
BLANDINET, gêné.
Gustave I mon vieux Gustave !
AUBERTIN
Les revers de fortune nous éprouvent quelquefois bien cruellement... mais ils ont un bon côté... c'est de nous faire connaître nos vrais amis. . .
II tient sa lettre de la main droite qa*il pose sur l'épaule droite de Blandinet.
BLANDINET, étendant la main.
Oui... ma lettre!
AUBERTIN, retire sa main et la pose sur l'autre épaule.
Aussi, jamais... jamais, entends-tu, je n'oublierai ce q\i& tu as fait pour moi !
BLANDINET, même jeu.
Ne parlons pas de ça i
AUBERTIN
Et nos enfants 1 nos chers enfants I vont-ils être heureux ! Hier, Léonce m'a demandé la main de ma fille...
BLANDINET.
Oui... je sais...
AUBERTIN
Mais tu comprends que, dans la position où je me trouvais... mon navire perdu... j'étais ruiné! je n'ai pu lui répondre qu'une chose: <f Attends, mon ami... fais comme moi... espère I
282 l'Es PETITS OISEAUX.
aLANDTNET.
Comment?
A.UEERIIN.
En bonne conscience, je ne pouvais pas donner à ton fils une fille sans dot.
BLAjNDINET, lui serrant la miiiil.
Ah! Gustave!
AUBEUTIN.
Mais aujourd'hui... je suis riche... plus riche que toi peut-être, et j'ai l'honneur, monsieur, de vous demander la main de votre fils.. .
RLAXDINET.
Trop heureux.... certainement! (Haut, s'oahUant.) Ma lettre... si je pouvais...
Il veat la prendre.
AUBERTIN
Qu'as-tu donc? Ah! ta lettre!
BLANDINET, s*efforçant de sourire.
Elle est inutile ! rends-la-moi !
AUBERTIS.
Du tout... je veux savoir ce que tu m'écrivai»...
BLANDINET.
Non'
AUBERTIN, ouvrant la lettr*.
Ah! mon Dieu!
liLANDIIf ET, à part.
Ça y est! que Im dire?
Joseph entre du fond, s'arrête anx premiers mote â»Àubertiii et éMUte la acène.