ACTE PREMIER
fflÀDAME MALINGEAR, vivement.
Un morceau de la Juive! (a madame Ratinpis.) Mon mari demande à sa fille ce qu'elle chante... c'est un morceau de la Juiv)e.
Elle fait des signes à Maliagear, qai s'assied A droite. MADAME RATINOIS, à part.
La maison est sur un grand pied I c'est bien mieux que chez nous I
MADAME MALINGEAR.
Moi, d'abord, j'ai pour principe de m' adresser aux premiers maîtres... Ainsi, quand Emmeline a commencé la peinture...
MADAME RATINOIS, à Malingear.
Ahl mademoiselle peint aussi?
MALINGEAR, embarrassé.
Oui... il parait... Demandez à ma femme.
MADAME MALINGEAR, montrant un tableau accroché au mur.
Comment trouvez-vous ce petit paysage?
MADAME RATINOIS, se levant.
Une peinture à l'huile !
MADAME MALINGEAR, se levant.
Elle s'est amusée à barbouiller ça.
MALINGEAR, à part.
Oh! par exemple, celle-là est trop forte I
EMMELINE, à part.
Quelle idée a donc maman?...
MADAME RATINOIS, examinant le tableau.
Cest d'une vérité... d'une fraîcheur I... On dirait que c'est d'un peintre.
:^' LA POUDRK AUX TEUl.
XALIXGEAB, i part.
Je crois bien... c'est mi Lambin et... Ça me coûte deiis mille francs!
jlADAME RATIKOIS, à part.
Très-belle, très-belle éducation! (Haat.) Et cet appartement... est-il libre?...
Elles ae rassejant.
VADaME malikgeak.
U le sera pour le terme. . . M. Malingear doit le faire décorer... (a aon mari.> N^cst-ce pas TOtre intention, mon a:ai?
MALi:(GEAR.
Ta sais bien... (Se reprenant.) Vous savez bien que j*ai rendez-vous aujourd'hui avec rarchitecte.
SADAMB XALI5GEAR.
J«> TOUS recommande le petit salon; il n'est pas présentable.
WALI5GEAR.
Vous choisirez les tentures Tous-méme.
EMMELI5E, étonnée, à part.
Vous : ... Est-ce que papa et maman sont fâchés ?