ACTE PREMIER
MADAME MALINGEAR.
Mais, toi-même... sans t'en douter... tu obéi» à l'entraînement général.
MALINGEaH.
Moi?
MADAME MALINGEAR.
Te souviens-tu de cette petite chaîne d'or fin qui attachait ta montre?
MALINGEAR.
Oui... Eh bien?
MADAME xMALINGEAR.
Elle était si petite... si petite... que tu en avais honte... Tu la cachais sous ton gilet.
MALINGEAR.
Pour ne pas la perdre.
MADAME MALINGEAR.
Oh! non... pour ne pas la montrer!... Nous l'avons remplacée par une aatre... énorme!... La voici: tu la caresses... tu l'étalés, tu en es fier...
MALINGEAR.
QueUe foUe 1
MADAME MALINGEAR.
Mais tu te gardes bien de dire qu'elle est en imitation î
MALINGEAR, vivement.
Chutl... Tais-toi donc!
MADAME MALINGEAR.
C'est de la pouflre aux yeux ! Je t'y prends comme les autres!... Eh bien, ta fille... c'est la petite chaîne d'or...
en simple, bien vraie, bien modeste... Aussi personne n'y fait attention... il y a ai peu de bijoutiers dans ie
monde!... Laisse-moi l'orner d'un peu de clinquant, et aussitôt chacun l'admirera... (Montrant la chaîne.) comme ton câble Raolz.
MALTNGEAR, à part.
Il y a un fond de vérité dans ce qu'elle dit.
ALEXANDRINE, entrant.
Monsieur!
MALINGEAR.
Quoi?