‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 247 sur 348 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

..ATINOIS, MADAME RATINOIS, puis JOSÉPHINE

RATINOIS.

Ah! voilà une bonne affaire conclue.

MADAME RATINOIS.

Cent mille francs 1 ce n'est pas sérieux!

RATINOIS, étonné.

Quoi donc?...

MADAME RATINOIS.

C'est d'une mesquinerie!... Cent mille francs I

RATINOIS.

Mais je ne donne pas plus, moi.

MADAME RATINOIS.

Quelle différence! Notre jQls a une profession... il c

avocat!

RATINOIS.

Mais il ne plaide jamais.

MADAME RATINOIS.

li ne plaide pas, parce qu'il n'a pas de causes!

RATINOIS.

C'est juste. (Par réflexion.) Mais, s'il n'a pas de causes, c'est comme s'il n'était pas avocat.

MADAME RATINOIS.

Cela viendra; l'avenir est à lui!... Je ne comprends pa^ que tu aies accepté ce chitfre !

RATINOIS.

Un jeune ménage qui a dix mille francs de rente..- c'est pourtant gentil

MADAME RATINOIS.

C'est la misère!

RATINOIS.

Ah ! par exemple 1

MADAME RATINOIS, lui donnant la carte restée sar la table.

Tiens, vois plutôt.

RATINOIS.

Qu'est-ce que c'est que ça?

MADAME RATINOIS.

Le budget des enfants, que madame Malingear a jeté sur cette carte pendant que vous étiez là!

RATINOIS, lisant.

Loyer, six mille francs... toilette... coupé... vingt-quatre mille frdncs!

Et nous avons oublié les enfants !

RATINOIS.

Qu'est-ce que cela prouve?... Ce budget, on peut le reluire.

EADAME RATINOIS.

Ohl si ma demoiselle Mcilingear était une jeune tiUe sim-

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