ACTE DEUXIÈME
ARMAND
C'est bien le hasard . . .
DANIEL
Le papa vous appelle Armand, la mère pleure et la filla vous décoche des phrases bien senties... empruntées auz plus belles pages de M. Bouilly... Je suis vaincu, c'est eldirl et je n'ai plus qu'à vous céder la place...
ARMAND
Allons doncl vous plaisantez...
DANIEL
Je plaisante si peu, que, dès ce soir, je pars pour Paris...
ARMAND
Comment?
OÙ VOUS retrouverez un ami... qui vous souhaite bonne chance!
ARMAND
Vous partez? ah ! merci I
DANIEL
Voilà un cri du cœur !
ARMAND
Ah! pardon 1 je le retire I... après le sacrifice que vous me faites...
DANIEL
Moi ? entendons-nous bien... je ne vous fais pas le plus léger sacrifice. Si je me retire, c'est que je ne crois avoir aucune chance de réussir; car, maintenant encore, s'il s'en préservait une... même petite, je resterai»,
ARHAWDo
Ah!
DANIEL
Est-ce singulier! Depuis qu'Henriette m'échappe, il me sembb que je raime davantage.
ARMAND
Je comprends cela... aussi, je ne vous demanderai pa^ :e service que je voulais vous demander...
DANIEL
Quoi donc?
Non. rien...
DANIEL
Parlez... je vous en prie.
ARMAND
J'avais songé... puisque vous partez, à vous prier de voir M. Pemchon, de lui toucher quelques mots de ma position, de mes espérances.
DANIEL
Ah! diable'.
ARMAND
Je ne puis le faire moi-même... j'aurais l'air de réclamer le prix du service que je viens de lui rendre.
DANIEL
Entin, vous me priez de faire la demande pour vout Savez-vous que c'est original, ce que vous me demandez là?
ARMAND
Vous refusez?...
DANIEL
Ah: Armand l j'accept^f