ACTE DEUXIÈME
RATINOIS.
Ahl
ROSEllT.
Je te dis que ça t'ennuie... et ta femme aussi î... «(Montrant Maiingear.) Et monsieur aussi î
ÎIÀTINOIS.
Eh bien, oui 1 lai c'est vrai!
MALINGEÀR.
J'avoue que l'Opéra italien...
ROBERT
Alors, pourquoi louez-vous des loges?...
MALINGEAR.
C'est ma femme...
RATINOIS.
Ce sont ces dames...
ROBERT
Pour faire de l'embarras, du genre, du flaflal Aujourd'hui, c'est la mode; on se jette de la poudre aux yeux, lon fait la roue... on se gonfle... comme des ballons... Et quand on est tout bouffi de vanité... plutôt que d'en con- ■ venir... plutôt que de se dire: «Nous sommes deux braves I gens bien simples... deux bourgeois... » on préfère sacrifier ^l'avenir, le bonheur de ses enfants... Ils s'aiment... mais Ion répond... « Qu'est-ce que cela fait?... » Et voilà des pères I... Bonsoir!...
Il veut sortir.
RATINOIS, le retenant vivement.
Mon oncle Robert, restez!... (Ému.) Mon oncle Robert... vous avez des boucles d'oreilles... vous n'avez pas d'esprit, vous n'avez pas d'instruction... (Se frappant le c»ur.] Slais vous avez de ça I
MALINGEAR.
Oh! oui.
RATINOIS, très-éma.
Vous m'avez remué... vous m'avez bouleversé 1... Vou?
m'avez prouvé que je n'étais qu'un père à jeter parla fe nôtre, (Montrant Maiingear.) et monsieuF aussi... Maiscen'esi pas ma faute... c'est la faute de ma femme; elle me k payera!... (S'attendrissant.) Et je vous jure que si jamais., au grand jamais... vous me voyez broncher dans le chemin qui... que... qui... (Toat * coup.) Enfin, voulez-vous diner avec nous ?...