SCENE IV
Les Mêmes, BAPTISTE, puis DÉSAMBOIS.
BAPTISTE, annonçant.
M. Désambois!
Il se retire.
MADAME DE GUY
C'est lui!
DÉSAMBOIS parait. Habit noir, cravate blanche, ganta-noiia
Chère madame, veuillez m'excuser si je me suis fait attendre... mais une expérience scientifique de la plus haute importance...
MADAME DE GUY
Permettez-moi d'abord de vous présenter... Monsieur
Horace... (a Horace.) iMon ami, je te présente M. Désambois ..
HORACE, saluant.
Monsieur...
DÉSAUBOIS, salaant.
Monsieur... (aux dames.) Je précède de quelques instants M. Célestin Magis, l'heureux compétiteur à la main de mademoiselle... Croyez bien que je ne lui aurais pas accordé mon patronage, si je n'avais distingué en lui les qualités les plus solides... M. Magis est un jeune homme sérieux... tout à fait sérieux!
HORACE, à part.
Encore? Ah çàl ils sont donc tous sérieux?
MADAME DE GUY
Vous savez, monsieur Désambois, que j'ai toute con fiance en vous!
HORACE
Peut-on, sans indiscrétion, demander quelle est la profession de mon futur cousin?
DÉSAMBOIS.
Mon Dieu, il n'en a pas positivement... c'est un homme...
HORACE
Sérieux?...
DÉSAMBOIS.
Oui... qui s'occupe de sciences... d'études transcendantes!
Ahl
DESAMBOIS.
A vingt-neuf ans, M. Magis vient d'être promu à la di-
gnité de secrétaire de la Société de statistique... de Vierzon...
HORACE
Fichtre î c'est un beau grade!
DÉSAMBOIS.
Et j'ai moi-même l'espoir d'être avant peu nommé membre correspondant de ladite...
MADAME DE GUY
Je ne demande au mari de Lucile que de la rendre heureuse... Sans doute, il m'est cruel de me séparer d'elle; mais, puisque Horace ne retourne pas à l'armée, je ne serai pas tout à fait seule.
DÉSAMBOIS, avec dédain.
Ah! je vois que monsieur est militaire.
HORACE
Je Tétais... car j'ai donné ma démission...
DÉSAMBOIS, aimable.
Ah! monsieur, permettez-moi de vous en féhciter.
HORACE
Et pourquoi donc, monsieur?
Parce que, entre nous, l'état militaire...
HORACE
Eh bien?...
DÉSAMBOIS.
Certainement, je respecte l'armée... je l'accepte même.
HORACE
Vous êtes bien bon:
DÉSAMBOIS.
Je l'accepte comme une tradition des époques pnmi-