ACTE DEUXIÈME
HORACE
Enfin, un peu... un peu!...
DÉSAMBOIS.
Oui, un petit peu...
HORACE
Je ne discuterai pas votre opinion... je me bornerai a vous faire remarquer que je ne suis plus militaire, puisque j'ai donné ma démission.
DÉSAMBOIS.
C'est vrai... mais il est impossible que vous n'ayez pas conservé, bien malgré vous sans doute, certaines habitudes inhérentes à la vie des camps.
Alors, vous me regardez comme un homme mal élevé, mon cher monsieur Désambois?
DÉSA.MBOIS.
Pas tout à fait...
HORACE
Enfin, un peu... un peu!
DÉSAMBOIS.
Un petit peu !
HORACE, à part.
Je crois que j'y mets de la douceur.
DÉSAJr-BOIS.
Voyons, franchement, entrenous, vous n'aimez pas, vous ne pouvez pas aimer votre cousine !
HORACE
Et pourquoi?
DÉSAMBOIS.
Vous êtes arrivé de Chine avant-hier.
HORACE
Du moment que je n'ai pas laissé mon cœur à Pékin.
DÉSAMBOIS.
C'est égcU... cet amour qui vous prond tout à coup... c'est bien extraordinaire! et de méchantes gens pourraient croire...
HORACE
Quoi?
DÉSAMBOIS.
Que ce n'est pas la demoiselle, mais l'établissement qui vous plaît.
HORACE, ne comprenant pas.
L'établissement... quel établissement?
DÉSAMBOIS.
Mademoiselle Lucile a quatre cent cinquante mille francs de dot.
HORACE
Ah!... Ma foi, tant mieux! mais je ne le savais pas.
DÉSAMBOIS.
Oh! vous ne le saviez pas?
HORACE
Quand je vous le dis...
DÉSAMBOIS, incrédule.
Vous me le dites!
HORACE, s'emportant.
Ah! prenez garde! (se calmant.) Tenez, je vous conseille de ne pas entrer dans cette voie-là... Je suis très-doux, très-gentil avec vous... il ne faut pas en abuser, mon cher monsieur Désambois.
Mon Dieu, je ne dis pas ça pour vous, mais il y a des