SCÈNE V
HORACE, LUCILE, puis BAPTISTE,
HORACE
Lucile 1
LUCILE, assise devant le guérido».
Monsieur?...
HORACE
Qu'avez-vous?
LUCILE
Rien!
HORACE
Vous semblez contrariée.
LUCILE
Oui.
HORACK.
Voulez-vous me dire pourquoi ?
LUCILE
Non!
HORACE, à part-
Oui... non. ..Il s'^st évidemment opéré un refroidissemeaî dans la température de la maison.
BAPTISTE, entrant avec un bouquet composé de fleurs soiiabraii
De la part de M. Magis.
LUCILE, se levant.
Ah î donnez! (Baptiste sort.— Admirant le bouquet.) Ah! leS
jolies fleurs! Elles sont d'un goût charmant!
HORACE, ironiquement.
Oui... voilà ce qu'on appelle un bouquet sérieux... un bouquet de deuil.
LUCILE, passant à gauche.
Chacun son goût. Moi, je le trouve délicieux.
HORACE
J'espère, cependant, que vous allez le renvoyer.
LUCILE
Et pourquoi donc?
HORACE
Mais il me semble que, n'épousant pas M. Magis, vouf n'avez pas le droit d'accueilhr ses bouquets...
LUCILE
J'aime les fleurs.
HORACE
Ah! c'est trop fort! (Se contenant.) Lucile, encorc une fois, ie vous prie de renvoyer ce bouquet.
LUCILE
Du tout! je le garde!
HORACE
Croyez-moi, ne me poussez pas à bout.
LUCILE
Non-seulement je le garde, mais je vais le placer dans ma chambre, sur ma cheminée.
Elle fait un pai^.
HORACE, lui barrant le passage.
Lucile, je vous le défends l