SCENE Vil
Les Mêmes, moins HORACE.
MADAME DE GUY
Cette scène m'a bouleversée...
LUCILE
J'en suis encore toute tremblante.
DÉSAMBOIS.
Moi 4ui le croyais doux, modéré...
Parce que, hier, ma tante lui avait bien recommandé de se contenir avec vous...
DÉSAMBOIS.
Ah! vous lui aviez recommandé!... C'est donc ça?
LUCILE
Quant à moi, mon parti est pris... Je suis suffisamment édifiée sur le caractère de M. Horace... Jamais je ne serai sa femme !
DÉSAMBOIS.
11 est bien fâcheux que nous n'ayons pas sous la main an autre prétendu.
LUC!LE
Eh bien, et M. Magis?
UÉSAMBOIS.
Mais je croyais qu'il ne vous plaisait pas l
LFCILE.
Oh! ça ne fait rien!
MADAME DE GUT
Lucile, réfléchis.
LUCILE
Mes réflexions sont faites... M. Magis est un peu sérieux... un peu monotone... un peu... mais au moins il est poli, doux, bien élevé...
UÉSAMBOIS.
Un lauréat du collège Charlemagne !
LUCILE
D'ailleurs, avec lui, je suis certaine de ne pas voir souffler de tempête dans mon ménage.
DÉSAMBOIS.
Oh! ça, calme plat!
LUCTLE.
Et je m'estimerai très-heureuse de devenir sa femme.
DÉSAMBOIS.
Chère enfant! que je vous embrasse
11 reiubrasse MADAME DE GUY, à part.
Pauvre Horace !
DÉSAMBOIS.
Je cours chez mon notaire faire dresser le contrat Magis.
Il remonte.
MADAME DE GUT
Non... demain... nous avons le temps.
LUCTLE.
Oh! tout de suite, ma tsuite; je veux que cela finissti-