‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 3)Chapitre 46 sur 348 · ACTE TROISIÈME. .m · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME. .m

MAJORIN

Pardon... j'ai hâte de m' acquitter...

PERRICHON

Ah! tu ne sais pas?... je t'ai rapporté ud souvenir.

M Ai CRIN. Il s'assied derrière le guéridon.

Un souvenir I à moi?

PERRICHON, s'asseyant.

En passant à Genève, j'ai acheté trois montres... une l>our Jean, une pour Marguerite, la cuisinière... et une pour toi, à répétition.

MAJORIN, à part.

Il me met après ses domestiques! (Haut.) Enfin?

PERRICHON

Avant d'arriver à la douane française, j:, ies avais foui^ rées dans ma cravate...

Pourquoi?

PERRICHON

Tiens ! je n'avais pas envie de payer les droits. On me demande : « Avez-vous quelque chose à déclarer ? » Je réponds non ; je fais un mouvement et voUà ta diablesse de montre qui sonne : dig dig digl

MAJORIN

En bien?

PERRICHON

Eh bien, j'ai été pincé... on a tout saisi...

MAJORIN

Comment?

PERRICHON

J ai eu une scène atrocel J'ai appelé le douamer «oié-

chant gabelou.« n m'a dit que j'entendrais parler de lui... Je regrette beaucoup cet incident... Elle était charmante, ta montre.

MAJORIN, sèchement.

Je ne t'en remercie pas moins... (a part.) Comme s'il ne pouvait pas acquitter les droits... c'est sordide!

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