ACTE QUATRIEME
Qu*avez-vo\is donc?
PERRICHON
J'ai... j'ai... messieurs, j'ai toujours pensé qu'il y avait :[uelque noblesse à reconnaître ses torts.
LE COMMANDANT et JEAN, étonné^.
Hein?
ABMANC.
Que dit-il?
PERRICHOÎI,
Jean . . . laisse-nous I
ARMAND
Je me retire aussi...
LE COMMANDANT
Ohl pardon! je désire que tout ceci se passe devant témoins.
ARMAND
Mais...
LE COMMANDANT
Je vous prie de rester.
PERRICHON
Commandant... vous êtes un brave militaire... etmoi... l'aime les militaires I Je reconnais que j'ai eu des torts envers vous... et je vous prie de croire que... (a part.) Sapristi! devant mon domestique! (Haut.) je vous prie de croire qu'il n'était ni dans mes intentions... (ii fait signe de
sortir à Jean, qui a l'air de ne pas comprendre. A part.) Ça m'cSt
égal, je le mettrai à la porte ce soir, (Haut.) ni dans ma pensée... d'offenser un homme que j'estime et que j'ho- Qorel
JEAN, à part.
n canne, le patron !
LE COMMAWDANT.
Alors, monsieur, ce sont des excuses?
ARMAND, vivement.
Ohl des regrets!.,.
PERRICHON
N'envenimez pasi n'envenimez pas! laisseï parler le conmiandant.
LE COMMANDANT
Sont-ce des regrets ou des excuses?
PERRICHON, hésitaat.
Mais... moitié l'im... moitié l'autre..,
LE COMMANDANT
Monsieur, vous avez écrit en toutes lettres sur le livre de Montanvert : « Le commandant est un... »
PERRICHON, vivement.
Je retire le mot! il est retiré!
LE COMMANDANT
11 est retiré... ici... mais là-bas 1 il s'épanouit au beau milieu d'une page que tous les voyageurs peuvent lire.
PERRICHON
Ah! dame, pour ça! â moins que je ne retourne moimême l'effacer.
LE COMMANDANT
Je n'osais pas vous le demander, mais, puisque vous me l'offrez...
PERRICHON
Moi?
J'accepte.
Permettez..