‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 100 sur 364 · SCÈNE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DEUXIÈME

BÉCAMEL.

C'est une lettre du prétendu... maître Savoyart (de la Drôme).

Qu'est-ce que c'est que ça?

BÉCAMEL.

Un avocat... nos conditions sont arrêtées.., il va venir ce matin déjeuner et faire sa demande...

JURANÇON

Ta fille est-elle prévenue?

BÉCAMEL.

Non, mais elle le connait... l'affaire marchera promplement...

JURANÇON

Quand partons-nous? il faut que je sois fixé!

BÉCAMEL.

Voyons... c'est aujourd'hui le 1"... le 15, je marie ma fîlle!...le 16...

JURANÇON

Nous nous purgeons.

BÉCAMEL.

Il parait que tu y tiens... Eh bien, soit!... le 16, nous nous purgeons... et le 17...

JURANÇON

Nous roulons!

BÉCAMEL.

Voilà! (Avec enthousiasme.) 0 l'Italie! Veuezia la Bella? Romani, les Romains! Dis donc, nous ferons nos farces! III. 9

Oui... et nous emporterons des gilets de flanelle.. ^ les nijts sont fraîches.

BÉCAMEL.

Ça me va ! tout me va !

JURANÇON

Allons, puisque c'est décidé... je vais encore donner des arrhes... mais c'est la dernière fois... je t'en préviens!

BÉCAMEL.

Sois donc tranquille :

ENSEMBLE

AIR de Gilles ravisseur.

Vers la belle Venise Nous roulerons bientôt, ^ Pour respirer sa brise Et voguer sur son flot.

Juranço-n sort par le fond.

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