‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 102 sur 364 · SCÈNE TROISIÈME. U · texte numérisé non relu

SCÈNE TROISIÈME. U

CÉCILE

Ah ! mon Dieu ! *

BëCAMEL, se donnant un air grave.

Cécile... as-tu songé quelquefois que tu pourrais un jour te marier?

CÉCILE

Oh! oui, papa... très-souvent.

BÉCAMEL.

Eh bien, mon enfant, cette heure a sonné!

CÉCILE

Vraiment!... — Est-il bien?

BÉCAMEL.

Qui ça?

CÉCILE

Le jeune homme?

BÉCAMEL.

Fort convenable... c'est un homme froid...

CECILE, faisant la moue. Ahl

BÉCAMEL.

Posé, rassis, entendant parfaitement les affaires, et possédant cent huit actions des zincs de la Vieille-Montagne...

CÉCILE

Mais je ne vous demande pas ça ! Est-il brun, blond? a-t-il des moustaches?

BÉCAMEL, se levant.

Des moustaches I un avocat?

CÉCILE

Ah! c'est un avocat?

BÉCAMEL.

Tu ne devines pas?

CÉCILE

Non.

BÉCAMEL.

Eh bien, c'est...

CÉCILE

C'est?...

BÉCAMEL.

Maître Savoyart.

CÉCILE, reculant.

Oh! par exemple!

BÉCAMEL.

Qu'as-tu donc?

CÉCILE

Tiens! si vous croyez que c'est amusant de s' appeler toute sa vie madame Savoyart.

BÉCAMEL.

AIR à'un homme qui n'a qu'une poche, lioj3 sure -toi, ma chère amie.

CÉCILE

Le joli nom, en vérité !

BÉCAMEL.

Ne crains pas d'amphibologie • Son nom s'écrit avec un T.

CÉCILE

C'est égal !

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