‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 123 sur 364 · SCÈNE ONZIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE ONZIÈME

BEAUDÉDUIT.

Monsieur... ce pays est vraiment très-fertile... le soussol m'en parait argileux...

Les trois autz-es personnages échangent un regard d'étonnemeat. BÉCAMEL, has, à Cécile

C'est toi qui le gênes... va-t'en!

CÉCILE, vivement et se levant.

Avec plaisir, papa !

Elle laisse sa broderie et disparaît par îa droite. JURANÇON, bas, à Beaudéduit.

La petite est partie... allez !

Il passe près de Bécamel, un peu en arrière. BEAUDÉDUIT, à Bécamel.

Monsieur...

BÉCAMEL.

Monsieur?...

BEAUDÉDUIT.

Ce pays est vraiment très-fertile... le sous-sol...

BÉCAMEL, bas, à Jurançon.

Alors, c'est toi qui le gênes... va-t'en!

JURANÇON, bas, à Beaudéduit.

Mais allez donc... poltron!

Il sort par le fond.

BEAUDÉDUIT, continuant.

M'en parait argileux...

BÉCAMEL.

Jurançon est pai:ti... Jeune homme, je vous écoute avec bienveillance.

BEAUDÉDUIT.

La culture des colzas y prend tous les jours dis développements, c»

BÉCAMEL.

Pardon, monsieur... mais je croj^ais... Jurançon m'avait dit...

BEAU DÉDUIT, froidement.

Quoi?

BÉCAMEL, interdit.

Rien...

BEAUDÉDUIT.

Je suis trop poli pour le démentir. ..

Il plonge les mains dans ses poches et se promène en fredonnajit. BÉCAMEL, à part.

Alors, c'est moi qui le gêne... je vais tirer ça au clair...

Il sort vivement par le font^

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