‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 135 sur 364 · SCÈNE DIX-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DIX-SEPTIÈME

Vit-on jamais le brutal sanglier Donner le jour à la douce gazelle?...

Je ne consens, trop abrupt hérisson!

A proclamer cet ange- là ta fille Qu'en me disant... triste réflexion!

L'état civil du brillant papillon Remonte bien à la chenille !

(Parlé.) Et je renoncerais à elle à cause de sa ganache . de père!... Je serais bien bête!... (Relevant le mot, comme s'il

lui était adressé par un autre.) Bête!... beau-père!... (Se calmant.) Ah! non!... c'est moi!

JURANÇON, entrant par la gauche.

Mon ami, je suis chargé d'une mission pénible; je quitte Bécamel.

BEAUDÉDUIT.

Retire-t-il le mot?

JURANÇON

Il m'a prié de vous signifier votre. . . congé.

BEAUDÉDUIT.

Très-bien! ça me va! (Appelant.) Dominique! (a part, revenant.) J'y pense... la petite... m'a fait promettre de l'attendre... je ne peux pas m'en aller!

JURANÇON

Quant à moi, je n'y suis pour rien... Croyez à tous mes regrets... Je vais vous accompagner.

BEAUDÉDUIT.

Avec plaisir... Ce cher Jurançon!... (ii s'assoit près du guéridon.) Voyons... parlez-moi de votre famille... de votre portier...

JURANÇON, à part.

Eh bien, il s'assoit. (Haut.) Mon ami... je crois que vous ne m'avez pas bien compris.

BEAUDÉDUIT.

Parfaitement., parfaitement... Vous venez me prier de prendre la porte...

JURANÇON

Et vous prenez une chaise.

BEAUDÉDUIT.

Oui... il y a de la kme... je préfère partir à la fraîche...

JURANÇON, à part.

Et Bécamel prétend que cet homme-là est susceptible 1 AJlons donc!

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