‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 161 sur 364 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

FRISETTE, MADAME MÉNAGHET, GAUDRION.

MADAME MÉNAGHET.

Mais d'où vient ce bruit? (Les apercevant ensemble.) Ahr

mon Dieu!

Frisette et Gaudrion la prennent chacun par un bras, et la ramènent vivement sur le devant de la scène.

GAUDRION, montrant Frisette.

Qu'est-ce que c'est que ça?

FRISETTE, montrant GaudrioE,

Comment nommez-vous ceci?

GAUDRION.

A qui cette chambre?

FRISETTE.

Oui! à qui?... répondez!

MADAME MÉNACÎIETe

Ne vous fâchez pas!... elle est...

GAUDRION.

A moi!

FRISETTEe

A moi!

MADAME MÉNAGHET.

A tous deux I

232 FRISETTE.

ENSEMBLE

/RISETTE et GAUDRION.

Même air que le précédent.

« A tous deux! » quelle audaôôt Expliquez-vous, de grâce!

J'entends, quoi que l'on fasse.

Habiter g^jjj' chez moi!

Cette chambre, je l'aime! Ma surprise est extrême Qu'on prétende, quand même, Me faire ici la loi !

MADAME MÉNACHET.

Pardonnez mon audace ; Ici, de bonne grâce.

Chacun peut trouver place Et se croire chez soi.

En suivant ce système.

D'un embarras extrême Vous me sortez moi-même, Et nul ne fait la loi !

Pendant cet ensemble, Frisette a replacé la table au fond devaat le lit.

MADAME MÉNACHET.

Voilà ce que c'est : autrefois il y avait une cloison...

FRISETTE.

Mais elle n'y est plus !

GAUDRION.

Remettez-la, votre vieille cloison!

MADAME MÉNACHET.

On peut la supposer.

FRISETTE.

Je vais me plaindre au propriétaire !

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