‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 253 sur 364 · SCÈNE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE NEUVIÈME

CARBONNEL

Eh bien ?

ÉLISA

Si l'on TOUS rencontrait... sans mentonnière'

Ah! sapristi! je n'ai pas pensé à ça!

ÉLISA

Les fluxions... ça dure neuf jours, mon ami.

CARBONNEL

Comment! me voilà cloitré pour neuf jours?

ÉLISA

Eh bien , asseyez-vous ici, près de moi.

Garbonnel s'assied avec humeur de l'autre côté du guér don. CARBONNEL, à lui-même.

Pour neuf jours!...

ÉLISA

C'est donc un bien grand supplice pour un homme de rester une journée chez lui... près de sa femme...

CARBONNEL

Je ne dis pas ça!... Cette chère Élisa!

ÉLISA, travaillant.

Allons, voj^ons... pendant que je travaille... causons... occupez-vous... faites quelque chose

CARBONNEL

.^! ouicc. Mais quoi?

ÉLISA

C'est votre faute aussi... vous ne savez pas vous créer des distractions... chez vous... Mon ami, vous devriez acheter un tour et apprendre à tourner...

ar-iS J'INVITE LE COLONEL.

CARBONNEL, à part.

Il ne manquerait plus que çal

ÉLISA

Il j a beaucoup de maris qui tournent aujourd'hui.

CARBONNEL, à part.

Il me semble que sous ce rapport je ne laisse rien à désirer.

Il prend du papier sur la table et fait machinalement des cocottes. ÉLISA, se levant.

OÙ est donc ma laine bleue? — Ce serait charmant... vous me feriez des ronds de serviette... des petits encriers... des petites boîtes... j'irais travailler dans votre atelier.

CARBONNEL, se levant.

Ce serait délicieux! Des petits ronds de serviette!... ^Bâillant.) Délicieux!

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