‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 259 sur 364 · SCÈNE Xill · texte numérisé non relu

SCÈNE Xill

Les Mêmes, ISIDORE, puis le eoionei BERNARD.

ISIDORE, annonçant.

Le colonel Bernard !

sidore entre à gauche. | — Le colonel parait au fond, CARBONNEL.

Hein?

ÉLISA, à part.

Lui ! à Paris !

BERNARD

Bonjour, mes bons amis... Vous ne m'attendiez pas...

CARBONNEL

Non... j'avoue... (a part.) Il est donc venu par une irappe?

BERNARD, lui serrant la main.

Mon cher Garbonnel !

CARBONNEL, contraint.

Cher colonel!. ,

BERNARD, offrant un bouquet à Élisa.

Belle dame... permettez-moi... des fleurs de Marseille!

ÉLISA, embarrassée et n'osant prendre le bouquet.

Certainement... colonel... elles sont charmantes... d'une fraîcheur... et puis j'étais si loin de m' attendre... (Prenant le bouquet et à part.) Je ne sais plus cc que je dis!

CARBON NEL, à part.

Je suis sûr qu'il a encore fourré un billet là dedans

(Haut, prenant le bouquet des mains d'Élisa.) Oui, Oui, charman-

tes!... d'une fraîcheur...

Il fouille le bouquet.

BERNARD, le regardant.

Eh bien? qu'est-ce, que faites-vous donc? vous les plumez?

CORBONNEL.

Moi?... du tout! j'admire! (a part.) Il n'y a rien.

BERNARD, à Élisa.

Recevez mes comphments... je vous cii quittée jolie et je vous retrouve belle.

ÉLlSA.

Colonel...

CARBONNEL, à part.

C'est ça! flagorne!

ÉLISA, embarrassée. — A part.

Quand il saura l'usage que j'ai fait de son nom !

BERNARD

Quant à Carbonnel... il a engraissé., c'est une petiiG pelote!

CARBONNEL, à part.

Il m'abîme, moi!... le mari!

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