SCENE PREMIERE
ADÈLE, TRONQUOY.
TRONQUOY, il porte ute livrée trop dorée et de mauvais got\. Il se regarde dans la glace, à droite.
Suis-je beau, mon Dieu! suis-je beau!
ADÈLE, assise devant un chevalet, à gauche, peint des fleurs placées dans un vase, sur un guéridon.
Non, je ne pourrai jamais rendre ces tons-là,,, le camellia est une fleur décourageante.
TRONQUOY. *
fit puis ça ne sent rien; mais patience!... j'ai lu l'autre
^our dans le journal qu'un monsieur avait trouvé le moyen de parfumer les /leurs.
ADÈLE
En vérité?
TRONQUOT.
Ainsi la rose, à l'avenir, elle sentira l'eati de Cologne.
ADÈLE
Jolie découverte ! — Tronquoy !
TRONQUOY.
Mademoiselle?
Adèle; elle se lève.
C'est toi qui as été chercher ce bouquet chez M. Jules Dandrin, notre voisin?
TRONQUOY.
Oui, mademoiselle, à cheval, avec ma livrée... ça a fait un effet dans la campagne !
ADÈLE
C'est bien, laissons ta hvrée... Et. que t'a dit M. Jules?
TRONQUOY.
Il ne m'a rien dit, il m'a donné cent sous; chaque fois que je le rencontre, il me donne cent sous!
ADÈLE
Je ne te demande pas cela.
TRONQUOY
Voilà un bi-ave jeune homme, et qui peint... comme un peintre ! En un rien de temps, il a fait le rocher de monsieur votre père, qui est au bout du parc.
ADÈLE, à part.
Oh! oui, il est artiste!