‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 273 sur 364 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

ADÈLE, TRONQUOY.

TRONQUOY, il porte ute livrée trop dorée et de mauvais got\. Il se regarde dans la glace, à droite.

Suis-je beau, mon Dieu! suis-je beau!

ADÈLE, assise devant un chevalet, à gauche, peint des fleurs placées dans un vase, sur un guéridon.

Non, je ne pourrai jamais rendre ces tons-là,,, le camellia est une fleur décourageante.

TRONQUOY. *

fit puis ça ne sent rien; mais patience!... j'ai lu l'autre

^our dans le journal qu'un monsieur avait trouvé le moyen de parfumer les /leurs.

ADÈLE

En vérité?

TRONQUOT.

Ainsi la rose, à l'avenir, elle sentira l'eati de Cologne.

ADÈLE

Jolie découverte ! — Tronquoy !

TRONQUOY.

Mademoiselle?

Adèle; elle se lève.

C'est toi qui as été chercher ce bouquet chez M. Jules Dandrin, notre voisin?

TRONQUOY.

Oui, mademoiselle, à cheval, avec ma livrée... ça a fait un effet dans la campagne !

ADÈLE

C'est bien, laissons ta hvrée... Et. que t'a dit M. Jules?

TRONQUOY.

Il ne m'a rien dit, il m'a donné cent sous; chaque fois que je le rencontre, il me donne cent sous!

ADÈLE

Je ne te demande pas cela.

TRONQUOY

Voilà un bi-ave jeune homme, et qui peint... comme un peintre ! En un rien de temps, il a fait le rocher de monsieur votre père, qui est au bout du parc.

ADÈLE, à part.

Oh! oui, il est artiste!

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