SCÈNE DEUXIÈME
rOURCHEVIF, lui remettant son petit fagot.
Porte ça à la cuisine, (a la baronne.) Je n'aime pas à voir traîner le bois... et, en se promenant, ça occupe! (Apercevant la livrée de Tronquoy.) Comment, te voilà eucorc doré sur tranches à neuf heures du matin ?
TRONQUOY.
C'est ma livrée.
FOURCHEVIF.
Sa livrée! Pourquoi ne couches-tu pas avec?
LÀ BARONNE
Va, parle-lui ferme.
FOURCHEVIF.
Oui. Approche! pourquoi t'ai-je acheté une livrée?
TRONQUOY.
Dame ! c'est pour mettre sur mon dos.
FOURCHEVIF.
Est-iï bête! Mais, si je t'ai acheté une livrée, ce n'est ni pour moi, ni pour ma femme, ni pour ma fille... et encore moins pour toi.
TRONQUOY.
Ah bahl
FOURCHEVIF.
C'est pour le monde, c'est pour les autres I Or, il n'y a personne, nous sommes seuls ; donc^ ta livrée devient complètement inutile.
LA BARONNE
Parbleu I
FOURCHEVIF.
Donc, va mettre ta petite veste.