‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 295 sur 364 · SCENE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

SCENE NEUVIÈME

FOURCHEVIF, à Lambert.

On n'a jamais va une brute pareille !

LAMBERT

C'est votre valet de chambre?

FOURCHEVIF.

Oui... c'est un de mes valets de chambre.

LAMBERT

Il est bien mal tenu.

FOURCHEVIF.

Tiens! il n'a pas sa livrée! c'est inouf! (Avec colère.) Tronquoy !

TROXQUOY.

Monsieur ?

FOURCHEVIF.

Comment oses-tu te présenter ici avec cette loque sur le dos?

LA BARONNE

C'est d'une inconvenance!...

TRONQUOY.

Mais vous m'avez grondé ce matin parce que...

FOURCHEVIF.

Tu ne dois jamais quitter ta livrée! jamais!

Jamais!

TRONQUOY, étonné.

Ah bah! (Enchanté.) Ça me va... je vais la remettre... Ah! j'oubUais... le jardinier va partir... quel prix voulezvous vendre vos pêches?

FOURCHEVIF, toussant pour le faire tajre

Hum! hum!

LA BARONNE, à part.

L'imbécile !

LAMBERT

Comment! vous vendez vos pêches?

FOURCHEVIF.

Moi? 4f>*

LA BARONNE

Par exemple!

TRONQUOY.

Celles qui ne sont pas attaquées !

FOURCHEVIF, bas, à Tronquoy.

Veux-tu te taire! (Haut.) Vendre mes pêches! me faire fruitier !

LA BARONNE

VoUà qui serait bouffon !

Cet idiot comprend tout de travers!... je fais emballer des pêches pour un ami... pour le préfet!... Et il va les envoyer au marché, sous mon nom!... Avec des brutes pareilles, il faudrait être partout! Que je t'y reprenne!

LAMBERT

Oui... il vous faudrait un intendant!

FOURCHEVIF.

Voilà! Il me faudrait un intendant! Nous en causions encore ce matin avec la baronne, (a LamLert.) Vous ne connaîtriez pas quelqu'un?

LAMBERT

Si, j"ai peut-être votre affaire.

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