‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 297 sur 364 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

LAMBERT, puis ROUQUÉROLLE.

LAMBERT, seul.

Ça fait sa lessive, ça vend des pêches et ça veut porter le nom de Fourchevif !

ROUQUÉROLLE, parait au fond, costume de velours, cheveux très-longs.

Eh bien, tu ne viens pas?

LAMBERT

RouquéroUe I

ROUQUÉROLLE.

Voilà une heure que je t'attends à l'auberge. L'omis lette est cuite... et recuite!

LAMBERT

Tu arrives à propos... j'ai une communication à te faire.

ROUQUÉROLLE.

A moi?

LAMBERT

Mon ami... voilà douze ans que je fais une remarque pénible : c'est que tu n'as aucune espèce de talent.

ROUQUÉROLLE.

Hein?

Tu crois faire de la peinture, tu ne fais que des épinards.

ROUQUÉROLLE.

C'est vrai, je vois vert... j'ai le malheur de voir vert!

LAMBERT

Donc, tu n'as d'autre avenir que de peindre des enseignes pour les nourrisseurs.. des pelouses vertes... avec des vaches... de même couleur':

ROUQUÉROLLE.

Ah! Lambert! tu n'es pas gentil!

LAMBERT

Attends! Mais, comme tu es un brave garçon, que j'aime... j'ai songé à ton avenir, je t'ai trouvé une place!

ROUQUÉROLLE.

)ans les chemins de fer?

LAMBERT

Non... je connais un grand seigneur qui a besoin d'un intendant.

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