‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 305 sur 364 · III · texte numérisé non relu

III

^n LE BARON DE FOURGHEVIF.

ADÈLE, riant.

Ah! ah! c'est de la franchise... Vous été? amateur de peinture?

ROUQUÉROLLE.

Ittieux que ça.

ADÈLE

Artiste, peut-être?

ROUQUÉROLLE.

Je me le suis laissé dire.

ADÈLE, allant au chevalet.

Ah ! quel bonheur I Donnez-moi des conseils, monsieur, et surtout soyez franc!

ROUQUÉROLLE, à part.

Elle est gentille! (Haut.) Franchement, c'est mou, c'est poncif, palette de famille ; ça manque de flou.

ADÈLE

De flou ?

ROUQUÉROLLE.

Tenez! voilà un camellia qui ressemble àuncoquehcot... vous Toyez coquehcot... moi, je vois vert!

ADÈLE

Il faut convenir que vous n'êtes pas complimenteur.

ROUQUÉROLLE.

Ah! dame! vous avez encore à piocher! (Lui donnant un pinceau.) Tenez, fourrez-moi des glacis là dedans,., et empâtez vos premiers plans! Empâtez, ferme!

ADÈLE, travaillant.

Ce n'est pas ma faute... je n'ai jamais eu de conseils...

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