‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 31 sur 364 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

PITOIS, bas.

Elle a demandé si monsieur avait laissé un paquet pour elle...

CÉLIMARE, à part.

Ses lettres I

PITOIS

Je lui ai dit que non... elle est furieuse... elle veut vous parler... elle est là... Faut-il la faire entrer ?

CÉLIMARE, vivement.

Non.

PITOIS, indiquant la porte qui s'entr'ouvre.

La voilà!

CÉLIMARE.

Ciel !

Il se précipite vers la porte, la ferme vivement et met la clef dans sa poche.

BOCARDON et VERNOUILLET.

Qu'y a-t-il?

CÉLIMARE.

Rien!

On entend frapper violemment à la port». VERNOUILLET.

On frappe!

CÉLIMARE, maintenant la porte.

Ce sont les tapissiers... c'est insupportable.,. Allons! partons ! partons !

BOCARDON, allant vers la poriie.

Attends : je vais les faire taire. (Criant à travers la porte.) Attendez donc qu'on soit parti, vous, là-bas!

Lb bruit cesse.

42 CÉLIMARS.

CÉLIMARE, à part

Elle a reconnu sa voix.

VERNOUILLET

Je n'entends plus rien.

BOCARDON, avec triomphe.

Ah! c'est que je sais parler aux ouvriers, moi...

PITOIS, à part.

Je m'en vais... il me fait de la peine.

11 sort.

BOCARDON, à Géliraare.

Eh bien, partons-nous?

CÉLIMARE.

Un instant... j'achève de mettre mes gants, (a part.) Donnons-lui le temps de s'échapper par la lingerie.

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