SCÈNE VINGTIÈME
ROUQUÉROLLE, bas, à Lambert.
Non, c'est moi.
LAMBERT, passant devant Fourchevif.
Vous êtes charmante, mademoiselle... mais rassurezvous, je ne songe pas à me marier.
FOURCHEYIF.
Ah çà! qu'est-ce que vous m'avez donc chanté, vous, mon intendant?
ROUQUÉROLLE.
J'ai vu vert, que voulez- vous?
Puisque vous reprenez votre nom, permettez-moi de reprendre aussi le mien... Je ne suis nullement baron... et encore moins Fourchevif.
TOUS
Ah bah!
LAMBERT
Etienne Lambert, paysagiste... et bourgeois... commâ vous.
FOURCHEVIF.
Ahçà! le vrai?... le vrai Fourchevif? (Avec joie.) Il est mort?
LAMBERT
Calmez votre douleur... il se porte à merveille... C'est
un de mes meilleurs amis. . .
FOURCHEVIF.
Mais...
LAMBERT
Soyez tranquille, je ne lui dirai rien... J'ai simplement voulu vous prouver que chacun, noble et bourgeois, doU rester à sa place...
FOURCHEVIF.
Vous avez raison, (a RouquéroUe.) Monsieur, enchanté d'avoir fait votre connaissance... Je vous donne votre compte.
ROUQUÉROLLE.
Ah bah! (Tirant sa pipe, et bas à Lambert.) G'cst égal, j'ai
bien déjeuné! Allumons-en une.
LAMBERT, bourrant sa pipe.
Ça va!
Ils allument leur pipe. Potard et sa femme sont sur le devant. FOURCHEVIF.
Vois-tu, ma femme, la noblesse est une belle chose... mais il faut être né là dedans... Nous sommes bourgeois... restons bourgeois!
LA BARONNE, poussant un soupir.
Allons faire notre lessive!
FIN DU BARON DE FOURCHEVIf.