‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 315 sur 364 · SCÈNE VINGTIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE VINGTIÈME

ROUQUÉROLLE, bas, à Lambert.

Non, c'est moi.

LAMBERT, passant devant Fourchevif.

Vous êtes charmante, mademoiselle... mais rassurezvous, je ne songe pas à me marier.

FOURCHEYIF.

Ah çà! qu'est-ce que vous m'avez donc chanté, vous, mon intendant?

ROUQUÉROLLE.

J'ai vu vert, que voulez- vous?

Puisque vous reprenez votre nom, permettez-moi de reprendre aussi le mien... Je ne suis nullement baron... et encore moins Fourchevif.

TOUS

Ah bah!

LAMBERT

Etienne Lambert, paysagiste... et bourgeois... commâ vous.

FOURCHEVIF.

Ahçà! le vrai?... le vrai Fourchevif? (Avec joie.) Il est mort?

LAMBERT

Calmez votre douleur... il se porte à merveille... C'est

un de mes meilleurs amis. . .

FOURCHEVIF.

Mais...

LAMBERT

Soyez tranquille, je ne lui dirai rien... J'ai simplement voulu vous prouver que chacun, noble et bourgeois, doU rester à sa place...

FOURCHEVIF.

Vous avez raison, (a RouquéroUe.) Monsieur, enchanté d'avoir fait votre connaissance... Je vous donne votre compte.

ROUQUÉROLLE.

Ah bah! (Tirant sa pipe, et bas à Lambert.) G'cst égal, j'ai

bien déjeuné! Allumons-en une.

LAMBERT, bourrant sa pipe.

Ça va!

Ils allument leur pipe. Potard et sa femme sont sur le devant. FOURCHEVIF.

Vois-tu, ma femme, la noblesse est une belle chose... mais il faut être né là dedans... Nous sommes bourgeois... restons bourgeois!

LA BARONNE, poussant un soupir.

Allons faire notre lessive!

FIN DU BARON DE FOURCHEVIf.

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