SCENE SEPTIEME
CASSÀGNOL, voulant l'embrasser.
Cher oncle... permettez-moi...
PONTCHARRAT.
Gassagnol!... que le diable t'emporte! d'on \iens-tu? Je n'ai pas le temps de te mettre à la porte... mais ça se retrouvera.
CASSAGNOL.
Merci, (a part.) Je m'attendais à être plus mal reçu.
GINDINET, has, à Pontcharrat.
Dites donc, j'ai surpris cet étranger embrassant votre nièce.
PONTCHARRAT.
Il s'agit bien de cela ! Gindinet, Gassagnol, donnez-moi un conseil.
GASSAGNOL.
Qu'y a-t-il?
PONTCHARRAT.
Il y a que je suis en butte aux haines du pouvoir. Me? amis, je suis la victime des proconsuls, je viens de recevoir une lettre de Farouchot... c'est la troisième... Écoutez. (Lisant.) « Citoyen maire, je prends la plume pour vous dire que la moutarde me monte ; vous flanquez-vous de la République? »
GINDINET.
C'est bien écrit.
PONTCHARRAT, continuant.
« Pour la troisième et dernière fois, convoquez votre club, nom d'un nom ! »