SCÈNE HUITIÈME
PONTCHARRAT.
Eh bien ! après ?
CRÉTINOT.
Et c'est quand nous venons de faire une révolution au nom de la liberté? (Avec dégoût.) Ab!
PONTCHARRAT.
Qu'est-ce que ça vous fait, puisque vous êtes chasseur?
CRÉTINOT.
Du tout, je viens d'envoyer ma démission ; maintenant, je suis grenadier.
PONTCHARRAT.
Mais il n'y en a plus.
CRÉTINOT.
Il y en aura un pour protester; et l'on inscrira sur ma tombe : Crétinot, dernier grenadier de France !
PONTCHARRAT, à part.
Quel notaire biscornu !
CRÉTINOT, très-aniraé.
Pontcbarrat, rappelez-vous ce que je vous dis : le corps social est en dissolution... nous touchons au bas-empire.
PONTCHARRAT.
Comment, parce que les bonnets à poil...
CRÉTINOT, de même.
Rappelez-vous ce qae je vous dis : le corps social...
PONTCHARRAT.
11 ne s'agit pas de cela, j'ai une grande nouvelle à vous annoncer .. . une nouvelle qui va vous étonner.
CRÉTINOT.
Je ne m'étonne plus de rien.
PONTCHARRAT.
Nous allons eatendre des candidats.
CRÉTINOT.
Ah ]3ali !
PONTCHARRAT.
Ici, aujourd'hui même.
CRÉTINOT.
OÙ sont-ils?...
PONTCHARRAT.
On court après.
CRÉTINOT.
Ils ne viendront pas.
PONTCHARRAT.
Pourquoi?
CRÉTINOT.
Qu'est-ce que c'e^tque Vitry-le-Brùlé pour ces messieurs. . . et nous venons de faire une révolution au nom de l'é- \ galité!... AhL..