‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 335 sur 364 · SCÈNE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE HUITIÈME

PONTCHARRAT.

Eh bien ! après ?

CRÉTINOT.

Et c'est quand nous venons de faire une révolution au nom de la liberté? (Avec dégoût.) Ab!

PONTCHARRAT.

Qu'est-ce que ça vous fait, puisque vous êtes chasseur?

CRÉTINOT.

Du tout, je viens d'envoyer ma démission ; maintenant, je suis grenadier.

PONTCHARRAT.

Mais il n'y en a plus.

CRÉTINOT.

Il y en aura un pour protester; et l'on inscrira sur ma tombe : Crétinot, dernier grenadier de France !

PONTCHARRAT, à part.

Quel notaire biscornu !

CRÉTINOT, très-aniraé.

Pontcbarrat, rappelez-vous ce que je vous dis : le corps social est en dissolution... nous touchons au bas-empire.

PONTCHARRAT.

Comment, parce que les bonnets à poil...

CRÉTINOT, de même.

Rappelez-vous ce qae je vous dis : le corps social...

PONTCHARRAT.

11 ne s'agit pas de cela, j'ai une grande nouvelle à vous annoncer .. . une nouvelle qui va vous étonner.

CRÉTINOT.

Je ne m'étonne plus de rien.

PONTCHARRAT.

Nous allons eatendre des candidats.

CRÉTINOT.

Ah ]3ali !

PONTCHARRAT.

Ici, aujourd'hui même.

CRÉTINOT.

OÙ sont-ils?...

PONTCHARRAT.

On court après.

CRÉTINOT.

Ils ne viendront pas.

PONTCHARRAT.

Pourquoi?

CRÉTINOT.

Qu'est-ce que c'e^tque Vitry-le-Brùlé pour ces messieurs. . . et nous venons de faire une révolution au nom de l'é- \ galité!... AhL..

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