‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 358 sur 364 · SCÈNE DIX-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DIX-SEPTIÈME

TOUS

Très-bien! très-bien!

Je demanderai l'opinion du général sur l'assiette.

CHAUVINANCOURT.

Vous m'ennuyez!... crrrrr! A Austerlitz, .un beau matin, Napoléon me dit : Ghauvinancourt, prends vingt hommes et mouche ces canons, j'en pris huit etpsttl... les canons furent mouchés. C'est là que j'eus le malheur de perdre mon second bras droit... Un brave dont je dus consoler la veuve; je l'adorais... Nous nous séparâmes pour un coup de cravache que je lui sanglai vaguement sur le râble.

CRÉTINOT et PONTCHARRAT

Comment !

CHAUVINANCOURT.

Oui, j'ai toujours battu les femmes... C'est une de mes

friandises!... (Remontant et passant la revue des assistants, les

mains derrière le dos.) Maintenant VOUS me counaisscz, faitesmoi des questions et si elles ne sont pas trop bêtes, j'y répondrai.

LE MONSIEUR

Ah! enfin I... Êtes-vous pour un président?

CHAUVINANCOURT.

Citoyens! je snis un vieux soldat... un président,., ça ne botte...

LE MONSIEUR

Combien de chambres?

CHAUVINANCOURT.

Quatre !

C'est un appartement complet.

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