SCÈNE III
ADELINE, PITOIS, puNs CÉLIMARE.
mois, entrant de droite, deuxième plan, et se dirigeant vers la cheminée. A la cantonade.
Oui, monsieur!... Voilà autre chose, à présent... monsieur qui me dit d'allumer du feu dans ce salon.
ADELINE
Eh bien, puisqu'il vous le dit... faites-le... Ce n'est pas vous qui payez le bois.
Elle entre à gauche avec les rideaux.
PITOIS, allumant du feu.
Du feu... au mois d'août... et un jour de noces!
CÉLIMARE, entrant par la droite avec des papillotes et ea robe de chambre et peignoir blanc.
Eh bien, ce feu a-t-il pris ?
PITOIS
On le souffle.
CÉLIMARE.
Dépêche-toi.
PITOIS
Monsieur a froid?
CÉLIMARE.
Oui... ouvre la fenêtre... et achève de me coiffer.
Il prend la chaise placée près de la table et s'assied en face du souffleur.
8 CÉLIMARE.
PI TOI S, allant ouvrir la fenêtre de gaucho, et à part.
Il veut que j'ouvre la fenêtre, à présent... Bizarre!... bizarre ! (Haut.) Combien monsieur veut-il de boucles ?
Il se tient debout derrière Gélimare et finit de le coiffer. CÉLIMARE, assis.
Partout... partout... et que ça ait l'air naturel
ÎITOIS, le coiffant.
C'est égal... un homme qui se marie et qui fait du feu au mois d'août...
CÉLIMARE.
Eh bien!... après?
PITOIS
J'ai fait à monsieur les observations que je devais lui faire...
CÉLIMARE.
Parce que tu as été malheureux avec ta femme, tu vois des sinistres partout... Le fait est qu'on doit passer un mauvais quart d'heure quand on découvre la chose...
PITOIS
Oh! moi, je m'y attendais... Depuis quelque temps, Pul chérie... se pommadait extraordinairement et mettait de leau de Cologne dans son mouchoir... et, quand une femme de chambre se pommade . . .
CÉLIMARE.
Mauvais signe ! (Pariant de sa coiffure.) Fais bouffer! fais bouffer!... Eh bien, qu'est-ce que tu en as fait, de ta femme? tu l'as renvoyée?...
PITOIS
Non, monsieur... elle gagnait cinq cents francs par an!... nous les mettions à la caisse d'Épargne.