‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 91 sur 364 · C0L03IB0T · texte numérisé non relu

C0L03IB0T

Comment 1 mon gendre...?

CÉLIMARE, bas, à Golombot.

Taisez-vous donc! vous ne comprenez rien, (aux autres.) Enfin je dois... neuf cent soixante-quatorze mille francs... sans compter les frais !

BOCARDON et VERNOUILLET; ils remontent.

Diable!

CÉLIMARE.

Oh! je ne vous demande rien!

VERNOUILLET, lui serrant la main.

Ah! mon pauvre ami!

BOCARDON, de même.

Mon brave ami !

CÉLIMARE.

Merci, merci pour ce mot... mais je me relèverai... on me propose une affaire magnifique... il s'agit de fabriquer

130 CÉLIMARE.

du zinc avec de la terre de bruyère... c'est un secrets, , n'en parlez pas !

BOCARDON.

Oh!

VERNOUILLET

Soyez tranqnille.

Et c'est ici que j'ai besoin de toute votre amitié.

VERNOUILLET, lui prenant une main.

N'en doutez pas!...

BOCARDON, de même.

Compte sur moi... à la vie, à la mort!

CÉLIMARE.

Merci, merci pour ce mot ! . . . il me faudrait cent mille

francs ! (Bocardon et Vernouillet retirent doucement leurs mains. Voyant leur mouvement et à part.) Allons donc! (Haut.) J'auraiS

pu les chercher à droite... ou à gauche, mais vous m'en auriez voulu...

BOCARDON et VERNOUILLET, faiblement

Oh! oh!

CÉLIMARE, à part.

Je suis en train de les dévisser... (Haut.) Alors, je vous ai fait à chacun votre part... cinquante miUe %ancs à l'un, cinquante mille francs à l'autre... comme ça, il n'y aura pas de jaloux.

VERNOUILLET, embarrassé.

Certainement... on vieil ami...

BOCARDON, de même.

Et dans le malheur encore! c'est sacré !..^

Il remonte ys peu.

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