‹ Theatre complet de Eugene Labiche (volume 4)Chapitre 95 sur 364 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

EMMA

Eh bien, monsiei2f ?

CÉLIMARE, se reprenant Non! si jamais j'ai un fils... (Regardant ^^ma qui baisse Im

yeux.) Pourquoi n'aurions-nous pas un fils?

COLOMBOT et MADAME COLOMBOT.

Chut! ckut! chut!

CÉLIMARE.

Le jour où il viendra au monde... voici ce que je lui

dirai : (ll semble tenir un enfant sur son bras, et fait le geste de

lui donner de petites claques.) « Jeune hommc, ne faites jamais la cour à une femme mariée. Si vos passions désordonnées vous entraînent, je ne vous gronderai, pas pour ça... mais respect à la femme mariée... à moins qu'elle ne soit veuve! »

CHOEUR

AIR: Mon maître a des châteaux. {Chatte.)

Les beaux jours vont fleurir, Plus d'ennuis, plus de nuage, Rien ne viendra, je gage.

Les assombrir A l'avenir.

EMMA, au public.

AIRd'FeZya.

De leur départ, ce soir, ma joie est grande.

CÉLIMARE.

Moi, sans regrets, je les ai vus partir.

Au public.

Au premier mot d'argent qu'on leur demande Les vrais amis ne doivent pas s'enfuir. Voilà, messieurs, quelle est ma théorie l Or, dussiez- vous me trouver exigeant.

Montrez- VOUS tous mes amis, je vous prie. En rovenant nous porter votre argent.

TOUS

Montrez-vous tons nos amis, je vous prie, En revenant nous porter votre argent.

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