‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 5)Chapitre 10 sur 354 · ACTE Ï-RÎEMIER · texte numérisé non relu

ACTE Ï-RÎEMIER

PERRICHON

Pourquoi diable aussi viens-tu me demander ça au moment où je pars?... j'ai pris juste l'argent nécessaire P mon voyage.

MAJOKIN.

Après ça, si ça te gêne... n'en parlons plus. Je m'adreaserai à des usuriers qui me prendront cinq pour cent par an... je n'en mourrai pas!

PERRIGHONy tirant son portefeuille.

Voyons, ne te fâche pas!... tiens, les voilà, tes six cents francs, mais n'en parle pas à ma femme.

H A J 0 R I N , prenant les billets.

Je comprends : elle est si avare !

PERRICHON

(Comment! avare?

MAJORIN

Je veux dire qu'elle a de l'ordre!

PF.RRICUON.

II faut ça, mon ami !... il faut ça!

MAJORIN, sèchement.

Allons! c'est six cents francs que je te dois... Adieu! (a part.) Que d'histoires ! pour six cents francs!... et ça va en Suisse!... Carrossier!...

n disparait par la droite.

PERRICHON

Eh bien, il part! il ne m'a. seulement pas dit merci! mais, au fond, je crois qu'il m'aime I (Apercevant le guichet ouvert.) Ah ! sapristi! on distribue les billets!...

Il se précipite vers la balustrade et bouscule cinq ou six personnes qui font la queue.

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