‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 5)Chapitre 102 sur 354 · SCENE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SCENE HUITIÈME

POITRINAS.

Mais avant tout, il faut être franc... Edmond a un défaut... un défaut qui est presque un vice...

GABOUSS^v

Aht diable!... lequel?

POITRINAS.

Eh bien! sachez... Non!... je ne puis pas I... moi, président de rAcadémie d*Étampes. (Lui tendant ane lettre.) Tenez, lisez...

CABOUSSAT.

Une piquante chanson contre rAcadémie?

POITRINAS.

Une lettre qu'il Qi'a adressée il y a huit jours... et que je vous soumets avec confusion.

CAROUSSAT.

Vous m'efifrayez!... voyons. (Lisant.) « Mon cher papa, il faut que je te fasse un aveu dqnt dépend le bonheur de toute ma vie... »

POITRINAS, à pari.

Dépend avec un t., le misérable 1

CABOUSSAT, lisant.

« Taime mademoiselle Blanche d*un amour insensé, da* puis que je Fai vue... »

POITRINAS, A part.

Vu... sans e/... Le régime est avant, animal 1

CABOUSSAT, lisant.

« Je ne mange plus, je ne dors plus... »

POITRINAS, à part.

Dors... il écrit ça comme dorer 1

CABOUSSAT, lisant.

« Son image emplit ma vie et trouble mes rêves... «

POITRIIIAS, à part.

Rêves... r-a-t*... (Haut.) C'est atroce, n'est-ce pas?

gIaboussat.

Quoi?

POITRINAS.

Enfin, je devais vous le dire; maintenant, vous le savez.

CABOUSSAT.

Je sais qu'il adore ma fille.

POITRINAS.

Oui, mais contre toutes les règles... Voyez, décidez... Je vais faire une petite inspection dans votre jardin... il m'a semblé reconnaître un renflement de terrain... ça sent le romain... A bientôt.

n sort ^«r le fond.

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