‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 5)Chapitre 124 sur 354 · SCÈNE DIX-NBUVifiME · texte numérisé non relu

SCÈNE DIX-NBUVifiME

POITRINAS, à Blanche.

Aiil mademoiselle! que je suis heureux 1 Je vais tout de suite louer la petite maison d'Étampes.

BLANCHE

Quelle maison?

CABOUSSATy tristement.

Celle que tu vas habiter avec ton mari-

BLANCHE, à part.

Ah! pauvre père! et ses discours! (Haut, A Poitrinas.) Monsieur Poitrinas, il y a une condition dont mon père a oublié de vous parler.

POITRINAS.

Laquelle, mademoiselle?

BLANCHE

A aucun prix et sous aucun prétexte, je ne consentirai à quitter Arpajon.

GABOUSSATy bas, serrant la main de sa Allé.

Ah! chère petite!

Je le comprends... c'est une ville si riche au point de vue archéologique... Ce ne sera pas un obstacle... nous vous demandons seulement de venir passer deux mois par an à Étampes.

BLANCHIy regardant son père.

C'est que. . . deux mois. . .

CABOUSSAT, bas, à sa fille. ^

Accepte, je m'arrangerai, (a part.) J'ai un moyen, je me couperai... (Hani.) C'est convenu.

POITRINAS, à Blanche.

Que vous êtes bonne d'avoir bien voulu passer pa^ dessus le défaut d'Edmoud!

BLANCHE

Mais quel défaut?

POITRINAS, à Gabottssat.

Comment I vous n*ayez donc pas dit?

CA.BOUSSAT.

Nonl... le courage m*a manqué... dites-le, v eus I (a part., Gomme ça nous allons le connaître.

POITRINAS, à Blanche.

Mon fils est un bon jeune homme, affectueux, rangé, jamais de liqueurs, excepté dans son café...

CABOUSSAT. ^

Le gloria!

P0ITRIHA8.

liais il n*a jamais pu faire accorder les participes.

CABOUSSAT.

Ce n'est que cela! mais nous ne sommes pas des par ticipes... pourvu que nous nous accordions.

BLANCHE

D'ailleurs il suffira de quelques leçons... mon père connait quelqu'un qui s'en chargera.

CABOUSSAT, A part.

Un élève de plus!... Elle sera la grammaire de la famille.

8GËNE DIX-NEUVIÊMB. 17*3

GHQBUB,

AIR d« M. RobOUvd.

La science qui doit nous plaire Est bien la science du cœur ; Dans un ménage, la grammaire N'enseigne jamais le bonheur.

vm !>». T.4 fin 4¥W\imE.

COMÉDIE

BN TROIS A0TB8

Représntée pom* la première fois, à Paris, tnr l« théAtre daY^ooiTiLLa,

le l«r aTril 1862.

«OLLABORATBUK : M* DBLAOOOR.

PËRSOJNNAGES

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