SCÈNE X
MALINGEAR, MADAME MALINGEAR, pnU
EMMELINE
MALINGEÂRy seul.
Vraiment, madame Malingear me fait jouer un rôle ridicule...
madame malingear, entrant.
Eh bien, as-tu payé le tapissier?
malingear.
Oui... le numéro i7.
madame malingear.
C'est une bonne idée que j'ai eue là...
MALINGEAR.
Je vous en fais mon compliment I... Vous me faites pat* •er pour un charlatan aux yeux de cet homme.
Oh! un tapissier!
MALINGEÀR.
C'est comme ce grand escogriffe en livrée..»
MADAME MALINGEAB.
Gomment) tu ne l'as pas reconnu?
MALINGEAR.
Non.
MADAME MALINGEAR.
C'est le chasseur du premier.
MALINGEAR, s'oubliant.
n est superbe ! (changeant de ton.) Mais tu vas me rendre la fable de la maison! H bavardera, c'est inévitable!
MADAME MALINGEAR.
Il fallait bien quelqu'un pour porter la lettre de la dqchesse...
MALINGEAR.
Ça, pour la lettre de la duchesse, je ne dis rien: c'est gentil, c'est bien trouvé... surtout la fin, lepostscriptum.,,
MADAME MALINGEAR.
« Méchant docteur... »
MALINGEAR.
« Vous ne voulez donc pas être... »
« De l'Académie?... » Quelle figure faisait M. Ratinois?
MALINGEAR.
Il est restiâ épaté... Tu ne sais pas... il a regardé ma chaîne.
MADAME MÀL15GEÂB.
Ah ! je te dis qu'ils sont sortis éblouis... diannés. . . tou' les deux.
MALINGEAB.
Tu crois?
MADAME. MALIKGEAB.
Et demain... pas plus tard que demain... nous entendrons parler d*cux.
MALINGEAR9 apercevant aa flUe qui «otra.
Chut! Emmelinel
EMMELIKE.
Maman, il n'y a plus de sucre râpé.
MADAME MALINGEAR.
VoilÀ la clef de Toffice.
MALINGEAR) & Emmeline, qui se dispose A sortir.
Eh bien, tu ne m'embrasses pas?... (^embrassant.) Chère petite!... Ton père vient de se donner bien du mal pour toi!
EMMELINE
On ne peut pas le dire... ne le répète pas... c'est un secret.
EMMELINE
Sois tranquille, (a part.) Il s'agit de mariage. (Haut.) Oh ! Je ne te le demande pas! Approche donc... il y a à ta redingote un bouton qui ne tient pas.
MALINGEAR.
Veux-tu mfl le recoudre?