‹ Théâtre complet de Eugène Labiche (volume 5)Chapitre 251 sur 354 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

RATINOIS, MADAME RATINOIS, puis JOSÉPHINE.

RATINOIS.

AI] ! voilà une bonne affaire conclue.

MADAME RATINOIS.

Cent mille francs! ce n'est pas sérieux!

RATINOIS, étonné.

Quoi donc?...

MADAME RATINOIS.

C'est d'une mesquinerie!... Cent mille francs!

RATINOIS.

Mais je ne donne pas plus, moi.

MADAME RATINOIS.

Quelle différence! Notre fils a une profession... il est avocat!

RATINOIS.

Mais il ne plaide jamais.

MADAME RATINOIS.

11 ne plaide pas, parce qu'il n'a pas de causes !

RÀTINOIS.

G*est juste. (Par réflexion.) Mais, s'il n*a pas de causes, c'est comme s'il n'était pas avocat.

MADAME RATINOIS.

Gela viendra; l'avenir est à lui!... Je ne comprends pas que tu aies accepté ce chifi&el

RATINOIS.

Un jeune ménage qui a dix mille £rancs de rente.... c'os pourtant gentil

MADAME RATINOIS.

C'est la misère I

RATINOIS.

Ahl par exemple!

MADAME RATINOIS, lai donnant la carte rMtée sur la table.

Tiens, vois plutôt.

RATINOIS.

Qu'est-ce que c'est que ça?

MADAME RATINOIS.

Le budget des enfants, que madame Malingear a jeté sur cette carte pendant que vous étiez là!

RATINOIS, lisant.

Loyer, six mille francs... toilette... coupé... vingt-quatre mille francs!

Et nous avons oublié les enfants !

RATINOIS.

Qu'est-ce que cela prouve?... Ce budget, on peut le réduire.

MADAME RATINOIS.

Oh! si ma demoiselle Malingear était une jeune fille sim-

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